À QUOI SERT UN GRAPHISTE ?

Les couleurs

La couleur est un outil de communication d'une efficacité remarquable.

La teinte est l'identité de la couleur, la saturation correspond à son identité, la valeur est sa luminosité.

La température d'une couleur est une caractéristique subjective qui doit beaucoup aux expériences vécues.

Les couleurs chaudes comme le rouge ou l’orange évoquent la chaleur, les couleurs froides comme le vert et le bleu évoquent les objets ou environnement froid comme la glace.

 

Le graphiste peut créer des interactions entre des teintes différentes, en fonction de leur emplacement sur la roue des couleurs. La mise en couleur d'une composition a un effet immédiat sur l'importance relative des formes dans l’espace et sur la hiérarchie. Le graphiste doit aussi définir la logique chromatique de l'ensemble de son projet en choisissant une palette ou combinaison de teintes qui interagissent dans des rapports spécifiques de valeur, température et saturation. La palette doit être riche, souple et sa logique évidente. Trois, ou même deux couleurs suffisent pour créer un langage chromatique d'une richesse surprenante.

À QUOI SERT UN GRAPHISTE ?

 

La forme est message

La forme est message car elle permet à notre cerveau d’identifier les choses. Mais elle doit être adaptée au message à transmettre.

 

Il s’agit non seulement de montrer un élément visuel agréable à regarder et que les gens peuvent identifier, mais également dont-ils saisissent la portée. Des compositions bien définies et raffinées créent des messages visuels clairs et accessibles. Exemples : le point concentre l’attention, la ligne est un connecteur qui relie des zones dans une composition, un carré est neutre, un format vertical est hautement confrontationnel, les format horizontaux sont généralement passifs. 

La forme géométrique et la forme organique ont chacune leurs propres caractéristiques formelles et communicatives qui ont un effet immédiat sur la perception du message. Tout ceci est une orchestration nécessaire pour créer une expérience visuelle cohésive.

 

«  Il n’y plus de consensus nulle part sur l’art même. Nous devons donc recommencer depuis le début pour nous intéresser à des points, des lignes, des cercles et tout le reste. »

ARMIN HOFFMANN Graphiste de Bâle 1946/1986

20 règles d’or en graphisme !

 

D’après le livre : « Manuel de design graphique » de Timothy Samara.

Dire qu’un graphisme est bon ou mauvais, c’est faire appel à des notions assimilées à travers l’éducation ou l’expérience personnelle de milliers de graphistes ou critiques.

 

1- Sans concept que du vide ! 

En l’absence de message, de récit, d’idée, d’histoire, ou d’expérience utile, on ne peut pas parler de graphisme.

 

2- Communiquer, c’est faire simple

L’excès d’images et d’effets perturbe la communication.

 

3- Soyez universel

Votre message est destiné à un public aussi large que possible, pas quelques spécialistes de haut vol.

4- Pas de cacophonie visuelle !

Assurez-vous que tous les éléments « communique » les uns avec les autres. Tout ce qui n’est pas intégré affaiblit le message.

5- Moins, c’est mieux !

La théorie du « moins c’est mieux » n’est pas un dogme esthétique. C’est une question de bon sens : plus il y a d’éléments dans un espace donné, plus il est difficile de voir l’essentiel.

 

6-L’important, c’est le blanc

L’espace négatif (le blanc) est crucial en graphisme :il attire l’oeil et lui offre un espace de repos. Faites-le ressortir et interagir avec les autres éléments.

 

7- Sans hiérarchie, pas de trajet

Attirez d’emblée l’attention du public sur les éléments importants. Puis suivre un ordre logique.

 

8- La symétrie, une amie qui ne vous veut pas que du bien

Les compositions symétriques deviennent souvent statiques et plates. La symétrie laisse parfois pensé que le graphiste a cédé à la facilité et manque de créativité.

 

9- Relief, encore du relief

Donnez au public l’illusion de la proffondeur en faisant varier la taille et la tranparence des éléments.

 

10- De la couleur certes, mais avec dicernement

N’utilisez pas n’importe quelle couleur. Elles portent une charge psychologique et émotionnelle considérable, dont la significaion peut varier énormément d’un groupe culturel ou d’un individu à l’autre.

 

 

11- Moins de couleur, c’est mieux

La couleur est excitante mais l’indigestion guette.  Contentez-vous d’une palette simple et créez de riche relations.

 

12- Le clair et le sombre, avec force

Les valeurs des teintes sont un puissant outil graphique.Différenciez, nettement et clairement les valeurs.

 

13- Pas de typographie agressive

La typographie doit-être expressive, visuellement inventive et conceptuellement évocatrice. Mais elle doit surtout transmettre de l’information.

 

14- Jamais plus de deux familles de polices de caractères

Un changement de police signale généralement un changement de fonction. Une police de caractères unique avec une diversité de graisses et des italiques peut suffire.Une seconde police apportera au besoin un contraste bienvenu.

 

15- Les caractères ne sont pas une greffe

Les caractères sont des éléments visuels fait de lignes et de points, de formes et de textures qui doivent s’intégrer dans la composition.

 

16- Pas de redondances redondantes

Le texte doit dire ce que l’image ne monre pas et l’image montrer ce que le texte ne dit pas. Image et texte doivent non seulement se compléter et se conjuguer, mais aussi renforcer la compréhension.

 

17- Rien que du neuf !

Essayez de ne pas utiliser ce qui existe déjà. Créer des images à partir de rien vous aidera à mieux singulariser votre message et à établir de puissantes connections avec le piblic.

 

18- Pas de « vieux » recopié non plus

Inspirez-vous du passé mais ne le reproduisez pas.

 

19- La mode d’aujourd’hui n’est pas celle de demain

Si vous vous concentrez sur le sens et non sur les tendances stylistique du moment, vos projets auront une résonnance plus forte.

 

20- L’irrésolution est la mère de toutes les ambiguïtés

Faites confiance à ce que vous ressentez. Ce qui importe, c’est que le spectacteur soit convincu par ce que vous lui montrez. Une composition résolue est convaincante.

À quoi sert un graphiste ?

Dans son livre « Manuel de design graphique » Timothy Samara résume parfaitement ce métier de passion :

 

Le graphisme utilise des images, des symboles, des caractères, des couleurs et éléments graphiques, sur support d’impression ou écran, pour communiquer et organiser des idées et donner à un message la forme qui suscitera la réaction voulue. Le graphisme est un art commercial. Il apporte quand son travail est bien fait une inestimable valeur ajoutée aux entreprises.

Comprendre le sens du graphisme, c’est comprendre le rôle de la forme et du contenu et s’apercevoir que le graphisme est également commentaire, point de vue, opinion et responsabilité sociale.

"Le graphisme ne se contente pas d’assembler, d’ordonner ou d’éditer. Il apporte de la valeur ajoutée et crée du sens, éclaire, simplifie, clarifie, modifie, accentue, dramatise, persuade et parfois même amuse. " Paul RAND

 

Le graphiste Willi Kunz :

« La fonction est importante sur le plan de l’intellect mais la forme est importante sur le plan des émotions. Notre vie quotidienne est enrichie ou appauvrie par notre environnement. »

 

Quand je lis ça, je comprends pourquoi j’ai choisi ce métier et pourquoi je l’aime autant.

À QUOI SERT UN GRAPHISTE ?

Les couleurs - Emotions et messages

Les couleurs chaudes comme le rouge et le jaune provoquent une excitation. Inversement les couleurs froides (bleu, vert et violet) ont un effet calmement.

Le choix d'une couleur particulière pour des mots d'une composition crée du sens dans la mesure où le message verbal invoque ainsi les associations voulues.

 

Rouge : passion et excitation

Bleu : solidité et fiabilité (le bleu est la couleur statistiquement la plus aimée).

Jaune : donne les idées claires et favorise la mémorisation.

Marron : son lien avec la terre signifie confiance et durabilité.

Noir : son mystère est perçu comme formel, exclusif et suggère autorité, supériorité et dignité.

Violet : pâle il est rêveur et nostalgique. Plus rouge comme le fuchsia il évoque l'énergie, les teintes prune sont magiques.

Vert : nature, végétation ou dans certains contextes la maladie.

Gris: précision, compétences, industrie.

Compte-tenu de la force des réponses émotionnelles à la couleur, le graphiste doit être extrêmement attentif à son effet sur les images, abstraite ou figuratif. 

Image : « Sikra » Victor Vasarely ,Forme et couleur ne font qu’un .

À QUOI SERT UN GRAPHISTE ?

Le choix de la typopgraphie

« La typographie est au texte ce que le musicien est à la partition et le metteur en scène à la pièce. Sa fonction première est d’interpréter et d’exprimer le texte dans une forme traduisant son ton, sa structure logique, son importance et son rythme. » Robert Bringhurst.

 

Les caractères sont un élément visuel à part entière d’une composition, au même titre que des points, des lignes, des plans et des textures. Porteur de sens, ils ne sont pas moins, eux-aussi, des formes pures.

 

Indépendamment de toute autre considération, la priorité absolue au moment de choisir une police pour du texte est la lisibilité.

Le choix d’une police exprimant l’atmosphère ou l’humeur voulue est compliqué car il repose sur des réactions viscérales face au rythme ou aux formes inhérents à un style particulier.

 

« Chaque caractère, au delà de sa forme purement graphique, possède son propre passé, véhicule un bagage culturel, historique et social, crée par sa seule présence sur une page, au delà du sens des mots écrits, une véritable ambiance qu’il serait pour le moins regrettable d’ignorer. » DAVID RAULT

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